Le testament de Brigitte Bardot : un ultime engagement pour ses combats

Publié le 31 décembre 2025

Le décès de l'icône française soulève une question cruciale : à qui reviendra son immense patrimoine ? Loin d'être un simple transfert d'argent, sa succession révèle une volonté profondément ancrée, orchestrée de son vivant pour perpétuer son héritage le plus cher.

Un héritage entièrement dédié à la défense des animaux

Lorsque la Fondation Brigitte Bardot a annoncé son décès, une évidence s’est immédiatement imposée : la majeure partie de sa fortune était vouée à la protection animale, une passion qui a animé ses dernières décennies.

Bien avant de se retirer des projecteurs, dès les années 80, l’ancienne star avait opéré un changement radical. Elle s’était séparée de nombreux biens personnels – bijoux, objets de collection – pour alimenter financièrement sa lutte. Son testament s’inscrit dans la parfaite continuité de cette démarche, en orientant la part la plus importante possible de son avoir vers sa Fondation, créée pour venir en aide aux êtres qu’elle jugeait les plus vulnérables.

Parmi les biens symboliques concernés, on trouve bien sûr La Madrague. Cette demeure emblématique de Saint-Tropez, si chère à son histoire, va connaître une seconde vie. Dans le cadre de la succession, elle se transforme en un havre pour la cause animale, mais aussi en une ressource économique destinée à assurer un financement stable aux activités de la Fondation. Un choix en parfaite adéquation avec la célèbre phrase de Bardot : « J’ai donné ma jeunesse et ma beauté aux hommes, maintenant je donne ma sagesse et mon expérience aux animaux. »

La part réservée de son fils unique

Si les intentions de Brigitte Bardot étaient sans équivoque, la législation française impose cependant des contraintes. Il n’est pas possible d’exclure totalement ses héritiers directs. Le droit successoral est très clair sur ce point, et c’est ce qui garantit une part minimale à son fils unique, Nicolas-Jacques Charrier, né de son mariage avec Jacques Charrier.

Malgré des relations parfois tendues et une certaine distance, la loi s’applique. Avec un seul enfant, la réserve héréditaire correspond à la moitié de la succession. En clair, Nicolas-Jacques Charrier hérite obligatoirement de 50% du patrimoine net, indépendamment des souhaits exprimés par sa mère. L’autre moitié, appelée quotité disponible, pouvait en revanche être léguée librement. C’est cette part que Brigitte Bardot a choisie de destiner dans son intégralité à sa Fondation.

Une transmission fiscalement avantageuse

Cette organisation présente un autre atout de taille sur le plan fiscal. Alors que son fils devra régler les droits de succession usuels sur sa part, la situation est radicalement différente pour la Fondation Brigitte Bardot. Étant reconnue d’utilité publique depuis 1992, elle est totalement exonérée de droits sur les legs qu’elle reçoit.

Le résultat est sans appel : chaque euro transmis à la Fondation est intégralement reversé à ses missions de protection, sans qu’aucun centime ne parte en impôts. Un mécanisme qui optimise pleinement la portée de cet héritage considérable et assure la continuité de l’engagement de Brigitte Bardot pour les générations futures.

Jusqu’à son dernier souffle, l’ancienne actrice aura transformé son existence – et même son départ – en un véritable manifeste pour ses convictions.